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Publié le 28/09/2009 à 19:30 - Modifié le 28/09/2009 à 19:54 Le Point

Le Parisien décimé : Noël Couëdel dénonce "le cynisme" des propriétaires du groupe Amaury

Le Point.fr, 28 septembre 2009

La charrette des dirigeants du Parisien continue de faire des vagues autour du journal. Marie-Odile Amaury, propriétaire du titre à l'origine du départ du directeur du titre et de ses deux adjoints, n'a pas dû apprécier la lettre de rupture de son conseiller, Noël Couëdel, lassé par le comportement de la veuve de Philippe Amaury. Dans cette missive adressée lundi 28 septembre à l'ensemble des journalistes, Couëdel dénonce "le retournement" des valeurs du groupe et stigmatise "le cynisme", "la brutalité" et "l'incompétence" qui sont, à ses yeux, "les nouveaux repères des actuels propriétaires".

Une charge d'une violence inouïe ! Noël Couëdel avait été recruté par Marie-Odile Amaury en avril 2008, d'abord pour redresser L'Équipe , en perte de vitesse. À l'époque, elle avait opéré un premier coup de force en faisant tomber deux têtes : Christophe Chenut, directeur général, et Claude Droussent, patron des rédactions. Le coup de balai intervenu la semaine dernière au Parisien révèle un trait de caractère permanent de la propriétaire du groupe, ennuyée, dit-on, de perdre de l'argent...

Emmanuel Berretta

La lettre de Noël Couëdel :

"À l'attention des rédactions du Groupe Amaury

Je mets fin aujourd'hui à l'ensemble de mes fonctions au sein du groupe Amaury. Je ne peux pas en effet cautionner l'actuel retournement de ses valeurs qui fait du cynisme, de la brutalité et de l'incompétence les nouveaux repères des actuels propriétaires de nos titres. En dix-huit mois, ensemble, nous avons fait évoluer nos journaux, réfléchi à leur avenir, comblé vaille que vaille bien des défaillances. Les seules forces de l'entreprise, aujourd'hui, sont la qualité et l'implication de ses équipes. Ne l'oubliez pas ; n'abandonnez pas notre métier aux imposteurs. J'ai fait, pour ma part, de mon mieux.

Je vous quitte avec tristesse et vous transmets mon attachement, et ma confiance.

Noël Couëdel"