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      "On veut informer vite au lieu d'informer bien. La vérité n'y gagne pas", Albert Camus, Combat, 8 septembre 1944


Les Chartes d’entreprises

Les Chartes d’entreprises

 

 

Les Chartes d’entreprises se sont développées depuis les années 1990.

 

Elles reprennent les grandes lignes des chartes globales, en les adaptant à la spécificité de chaque journal et en précisant concrètement  l’application des principes (non acceptation de cadeaux, condition des voyages de presse, des relectures des citations…)

 

Généralement, les rédactions, souvent représentées par une Société des Journalistes, ont cherché à faire reconnaître les Chartes par les éditeurs de leur journal ou de leur média.

 

Avec deux objectifs :

 

-Faire admettre que la responsabilité professionnelle des journalistes doit avoir pour contrepartie un pouvoir de contrôle sur la ligne éditoriale. Par exemple, lors de la nomination du directeur de la rédaction, comme au Nouvel Observateur ou par le biais d’information obligatoire sur la ligne éditoriale.

 

-Faire partager à l’ensemble de l’entreprise média, et en premier lieu à ses dirigeants, la responsabilité du devoir d’apporter une information de qualité au public.

 

C’est la démarche initiée en 2007- 2008 par le projet de « Charte de la Qualité   de l’information », dans le cadre des Assises du Journalisme.

 

Il s’agit de ne plus se limiter à des « droits et devoirs » dont les seuls journalistes seraient redevables, mais d’inscrire ceux-ci dans le devoir d’informer de l’ensemble d’une entreprise média.

 

Cette démarche est transcrite par exemple dans la Charte de la Tribune, de 2008.

 

A cet égard, le projet de Code de déontologie, élaboré par Bruno Frappat à la suite des Etats Généraux de la Presse réunis en 2009, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, marque une régression par rapport à ce mouvement : il revient à nouveau à un simple énoncé des devoirs des journalistes, les mêmes que ceux des Chartes existantes, avec quelques concessions à l’ère du temps :

 

-la prise en compte des critiques du public 

« Le journaliste est attentif aux critiques et suggestions du public. Il les prend en compte dans sa réflexion et sa pratique journalistique »

 

-la falsification des données que facilitent les technologies numériques

 

«  Le journaliste s’assure que les textes, documents, images qu’il présente n’ont fait l’objet d’aucune altération ou falsification de nature à déformer la réalité des faits. Toute modification volontaire d’une image doit être portée à la connaissance du public »

 

En revanche, ce code -et en ce sens, il porte bien son nom- ne tient presque pas compte du lien de subordination qui existe entre le journaliste, salarié, et son employeur, l’éditeur. Seul l’article 1-2 précise que le journaliste travaille « au sein d’une équipe rédactionnelle, sous l’autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d’une politique éditoriale définie. » Contrairement aux chartes d’entreprises, il ne s’agit donc pas d’un « contrat » moral passé entre la rédaction et l’entreprise, chacune devant jouer son rôle pour voir la déontologie respectée, mais bien d’un texte où seul le journaliste est responsable.